Geekplay.fr

Test The Witcher 3, la chasse ultime.

12 Septembre 2015 , Rédigé par Clyde Publié dans #Test

 
Titre:  The Witcher 3
Editeur: CD Projekt RED
Développeur: CD Projekt
Type: RPG
Plateformes: PC, PS4, One

 

Witcher III c'est le genre de jeu qui cristallise d'importantes attentes, mais aussi de très grande peur … on décale le jeu, vraiment, encore ? Cette attente, je vous le confirme d'entrée de jeu, n'était pas veine. Après deux premier titres plus que réussi, nous retrouvons Geralt de Riv pour conclure cette saga dans un dernier épisode de haute volée.

La guerre fait rage entre l'empire Nilfgaardien et les restes du Royaumes du Nord. On retrouve Geralt un an après le deuxième opus (et son enquête sur le tueur de rois), notre chasseur a retrouvé sa mémoire et file droit vers Yennefer.
Le scénario du titre est assez éloigné de ce qu'on avait pu voir auparavant. Les enjeux politiques font place à une quête plus intimiste où Geralt part à la recherche de Ciri, sa fille adoptive, poursuivis par la chasse sauvage. Nous allons donc découvrir un personnage un peu plus humain, faisant parfois preuve de compassion et d'émotion.

Les amoureux de la saga romanesque seront servis, nous retrouvons de nombreux personnages secondaires au charisme important et surtout un Geralt plus mature, plus déterminé : Ciri est sa priorité. À côté de ça The Witcher 3, c'est surtout un jeu mature (comme Geralt en somme). Les thèmes abordés y sont différents, en passant de l'alcoolisme à l'inceste, de la guerre à l'amour.

Les qualités d'écriture de la boite polonaise étaient déjà connues, elles sont une nouvelle fois confirmée. La tension narrative monte au fur et à mesure.
Le tout est conforté par une mise en scène aux petits oignons réalisée à partir du moteur du jeu.

Nous allons parcourir un monde ouvert aux mille et une facettes et surtout aux mille et une histoires. En bon RPG qui se respecte, Geralt va devoir faire des choix et en subir les conséquences, parfois bonnes, parfois mauvaises. Vous allez vivre cette aventure comme vous l'entendez, s'il y a camp à choisir alors vous serez maître de cette décision et c'est la une des marques de la licence.

CD Projekt a pris son temps pour le meilleur…. et seulement le meilleur. La trame scénaristique principale vous promet de longues et belles heures, sans oublier tout les à-côtés, que ce soit les quêtes secondaires (qui n'ont de secondaires que le nom), les activités, les contrats de sorceleurs ou encore les chasses au trésor, le contenu est ultra conséquent ET de qualité. Pour éviter de vous perdre dans les quêtes, les développeurs ont rajouté un système de « niveau conseillé » pour réussir l'objectif.

Il est difficile d'en dire plus, il serait regrettable de vous gâcher rien qu'une seconde de cette aventure exaltante. Il est à noter que se lancer dans ce troisième opus sans avoir joué aux deux premiers, ou sans avoir lu les livres, ou encore sans même avoir lu un résumé des deux premiers vous privera de nombreuses références.

Là ou The Witcher 3 est différent de ses grands frères, c'est que le jeu est un Open World, un vrai, qui va servir pleinement les besoins de background du titre. CD Projekt veut s'inscrire sur les plates-bandes des grands du moment (Bioware et Bethesda en tête) il fallait donc marquer le coup avec l'arrivé des consoles next gen. Qu'en est-il ?

La carte est décomposée en différente région : les terres de Velen, Novigrad au Nord, Oxenfurt à l'Est, les îles de Skellidge ou encore la forteresse de Kaer Morhen, le repère des sorceleurs.

Les ambiances seront très différentes selon les endroits, Velen étant détruit et appauvrit par la guerre alors que par exemple, Novigrad, la ville portuaire, se rapproche plus de l'ambiance de Wyzima (pour les joueurs du premier opus). Le soft est vaste, mais on ne s'ennuie jamais, CD Projekt a rendu le The Witcher 3 vivant, une vie ou se mélange guerre et beauté.

Il vous sera possible de vous déplacer à pied, à cheval (ou Ablette), en barque ou encore avec le système de déplacement rapide. Les différents moyens seront plus qu'utiles, mais Ablette se révélera essentielle avec les longs trajets qui vous attendent. Comme pour Read Dead Redemption il suffira de siffler votre canasson pour qu'il vienne vers vous. Pour la toute première fois de la saga, Geralt pourra sauter, c'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup (cf France Gall). Concernant le système de déplacement rapide, ce sera terriblement essentiel quand des trajets de 8 000km vous sépareront de votre objectif. Il faut cependant dans un premier temps débloquer l'un des nombreux panneaux disposés sur la carte pour utiliser cette option, son utilisation entraînera un temps de chargement. Il est à noter qu'in game, le monde ouvert ne présente aucun temps de chargement. C'était un pari risqué mais réussi malgré certains bugs, on y reviendra plus tard.

Le jeu arrive, comme de trop rares RPG, à nous embarquer dans un monde ou les histoires sont toujours pleines de sens, ou chevaucher Ablette n'est que plaisir, ou le sentiment d'appartenir à cet univers est réel. L'immersion est totale, progression et quêtes (principales ou secondaires) s'entremêlent toujours à la perfection pour nous permettre de vivre une vraie aventure sur de longues heures de jeux. L'open world a ici vraiment un sens. L'univers qu'on a tant aimé dans les deux premiers opus, cette fois-ci, revient plus beau, plus fort, plus grand.

Il ne faut pas pour autant oublier que The Witcher 3 est surtout un RPG très ambitieux et d'un point de vu technique le titre a été très critiqué avant même sa sortie, via des lives par exemple. Les joueurs en attendaient plus ! Il y a bien un downgrade graphique, à priori nécessaire au bon déroulement de votre expérience mais malgré des baisses de framerate ou encore certaines textures vraiment crade (certains arbres en tête), le jeu est à tomber par terre. Que ce soit Geralt, les monstres, les personnages secondaires, les effets de lumière ou même les environnements, tout est super soigné. On peut également apprécier les conditions météos combiné à un cycle jour/nuit absolument époustouflant.

Certaines choses sont cependant agaçantes, il faut le reconnaître. Il subsiste des bugs de collision (surtout avec Ablette), un système de combat sur canasson plus que moyen ou encore la fameuse touche X qui ne nous fera pas toujours interagir comme on le souhaite… et si vous aimez allumer des bougies, vous allez être servie. Ce sont bien là les rares défauts du dernier-né de CD Projekt, parce qu'en terme de Gameplay, les développeurs ont utilisé le guide du RPG de façon excellente.

Le jeu nous propose 4 modes de difficulté, et si le titre est plus simple que son prédécesseur, il faudra être prudent. Comprenez que si vous entamez une mission niveau 36 alors que vous êtes niveau 12, vous risquez la mort dans les premières secondes. Le jeu reste exigeant, tant mieux !

Si vous êtes des joueurs du deuxième opus, le système de combat ne vous surprendra pas. L'utilisation des deux épées et des différents signes magiques se révéleront nécessaire en combat, mais pas que. On retrouve logiquement l'épée en argent (pour les monstres) et l'épée en acier pour les humains. En sachant que Geralt ne porte la deuxième que par précaution, il est simplement un chasseur de monstre voyons. Les combats en épée sont relativement fluides, en tout cas bien plus que dans The Witcher 2, nous jouons enfin un sorceleur rapide, agile, fluide, impitoyable. La parade et l'esquive seront deux choses essentielles pour mener à bien vos batailles.

La nouveauté se nomme arbalète, une arme plutôt utilisée contre tout monstres volants ou aquatiques. D'ailleurs, concernant le bestiaire, vous en aurez pour votre argent. Il y a un nombre incalculable de créatures, sans compter les hommes. Pour vous aider, Geralt tiendra un petit livre en indiquant les points forts et points faibles de chaque créature…

Les pouvoirs de notre sorceleur seront bien entendu de la partie et de façon repensé : Igni, Aard, Axii, Yrden et Quen sont donc toujours là et avec beaucoup plus d'impact que dans les précédents volets. Le signe Quen sera d'ailleurs plus qu'utile durant toute notre aventure pour vous protéger quand l'esquive vous fait défaut. Les signes seront aussi utiles hors combat, un petit Aard pour casser une paroi, une porte, un petit Axii pour manipuler des PNJ et donc éviter un probable combat, etc … L'utilisation des signes et plus poussé, mais simplifié. Un bonheur. Tout comme l'utilisation et la création des élixirs : une potion peut par exemple être bue en plein combat via un raccourci, Geralt recharge automatiquement son stock de potion s'il lui reste un peu d'alcool dans sa besace etc …

Cette simplicité à un prix, la durée d'effet des potions est raccourcie tandis que ses effets également.

 On peut aussi parler du système économique du troisième volet de la licence, et bien de ce côté aussi, on respire un peu plus que dans les deux premiers titres. C'est peut-être dû au monde ouvert, mais les loot sont en nombre et déborde de composants d'artisanat, d'ingrédients, d'armes parfois, de pièce d'or aussi. Le système d'achat/vente avec les marchands va vite devenir primordiale, un peu comme dans Skyrim. D'ailleurs restons dans la comparaison, alors que dans Skyrim vous pouvez forger vos propres armures/armes, dans The Witcher 3, il faudra passer par un forgeron (oui parce que Geralt a mille qualités, on ne peut pas non plus lui demander de forger). Selon vos plans d'armes/armures, vos matériaux, le niveau de Geralt et la qualité du forgeron, il vous sera possible - moyennant finance - de vous stuffer de façon plutôt épique. Cela va réellement impacter sur les performances (barre de vie et d'endurance) et forcément le look de notre héros.

L'inventaire quant à lui est organisé sous forme de grille (un peu comme dans le premier soft). Ça peut dans un premier temps paraître bien sobre, mais c'est pourtant fluide et efficace. On pourrait utiliser les mêmes mots quand on parle de l'arbre de compétence. Il faut dans un premier temps savoir qu'à chaque prise de niveau, un point de compétence vous sera attribué.

Comme tout RPG qui se respecte, l'arbre vous permettra de personnaliser un peu ce que vous souhaitez selon votre style de jeu, en passant des coups puissants à l'esquive ou d'une amélioration du signe axii permettant une meilleure manipulation à une amélioration du signe Igni permettant un lancer plus fort, plus puissant. À cela, CD Projekt a ajouté un système d'emplacement de compétence active. Ce système vous obligera à faire des choix quant aux talents que vous souhaitez utiliser. Il est à noter que des mutagènes pourront être combinés aux talents (pour les améliorer ou se spécialiser sur un style de jeu particulier). L'amélioration du personnage en fonction de votre style de jeu est importante pour profiter au maximum du titre et de ses qualités.

Nous terminerons ce test sur sa bande son, l'un des grands points forts du titre. Les doublages en VF sont d'un très haut niveau, que ce soit pour Geralt ou les autres personnages. Les bruitages sont également de grande qualité, permettant au soft de nous mettre en immersion très rapidement… Et puis que dire des musiques ? On était habitué avec les deux premiers softs, et encore une fois, CD Projekt confirme qu'ils ont de très bons goûts en musique. L'OST est juste superbe et on s'en délectera souvent, c'est brillant, c'est épique. C'est The Witcher 3.

 

NOTES :

Graphismes : 18/20
Gameplay : 18/20
Scénario : 19/20
Bande son : 20/20
Durée de vie : 18/20
 
NOTE GENERALE : 19/20
 
Les plus : - Techniquement au dessus de la moyenne
- un monde enivrant
- Geralt de Riv
- un scénario haletant
- OST magistral
- combat fluide ET technique
- Le Gwynt (pour Nadrak)
- Immersion totale
- Une conclusion magistrale
 
Les moins : - la végétation pas top de près
- Un canasson pas toujours stable
- du clipping
- IA pas toujours top
 
L'avis de Clyde : Il m'aura été difficile de vous parler de ce troisième volet tant la licence me porte à cœur. Le joueur que je suis et que vous êtes était en droit d'attendre de The Witcher 3 une vrai grosse claque. Ladite claque est arrivé et le sentiment de vouloir toujours incarner Geralt également. Rare sont les titres à nous mettre en immersion aussi rapidement et aussi longtemps. The Witcher 3 est un must have. Probablement le jeu de l'année, c'est aussi le jeu qui arrivait au bon endroit, au bon moment. CD Projekt nous a proposé une conclusion épique pour une licence épique. Les trois volets font partie des grands jeux de l'histoire du jeu vidéo et le dernier-né nous prouve une nouvelle fois que le RPG Occidental est en très grande forme. Je vous laisse à vos moutons, je m'en vais vers Novigrad !
 
« Il n’y avait qu’une seule manière de savoir si le sorceleur avait un lien avec quiconque : il fallait entrer par sa fenêtre au bon moment »
 

Partager cet article

Commenter cet article

Melanie 09/02/2017 06:44

C’est un très bon jeu que j’ai eu la possibilité de remporter sur cette plateforme de jeux flash : http://www.prizee.com/ . Sincèrement, il faut vraiment l’essayer pour comprendre pourquoi il a été élu meilleur divertissement de l’année 2015. Moi qui n’ai pas l’habitude d’acheter des DLC, j’ai dû le faire pour rallonger un peu l’expérience !

Sara 22/04/2016 15:47

Franchement, ce jeu est vraiment génial ! Il n’a certainement pas été élu meilleur MMO de l’année pour rien.

Jonas 05/01/2016 09:32

Hello :)
je vois qu'on est dans le meme delire, c'est chouette :)
Je partage ma boutique en lancement Goodies Geek
Je pense que ca peut plaire ^^ on propose pleins de produits dérivés et de personnalisation d'objets avec vos personnages de jeu, mangas preferer, ou vos photos perso.
Bye !!

coque galaxy s6 26/11/2015 10:20

si on veux résumer le jeu en un mot c'est "grandiose" un must have pour tout fan de RPG

coque iphone 06/11/2015 17:08

Magnifique test la video donne grave envi dy jouer